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| Un des plus anciens villages de Provence |
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La présence de populations de l'âge de fer sur des sites défensifs est attestée par des restes d'enceintes protohistoriques retrouvés au Recoux et à Méren. Par la suite, les Romains ont également investi la commune. En 43 avant J-C, le général Plancus écrivait à Cicéron que Lipide stationnait avec ses troupes près d'une agglomération romaine du nom de Forum Voconii dans la plaine des Maures. Il s'agissait avant tout d'un marché, situé au carrefour des routes qui reliaient Fréjus, Aix-en-Provence, Toulon et Riez.Son importance a sans doute contribué à développer la ville autour de celui-ci. La durée de l'occupation s'étend du milieu du Ier siècle avant J-C jusqu'au IIIème siècle après J-C.
Après l'abandon de Forum Voconii, les habitants s'établirent sur une hauteur où il fondèrent le "castrum de caneto", camp retranché assurant leur sécurité. Moyen Age - renaissance Les co-seigneurs du "Castrum de Caneto" IXème siècle : les Sarrazins occupent et pillent la région. 1442 : le Castrum de Caneto est érigé en commune. Durant tout le Moyen Age, plusieurs co-seigneurs se partagèrent la possession du Cannet. C'est au XVIIIème siècle que la maison de Rascas devient l'unique propriétaire. 1754 : Françoise Elisabeth Maxime de Racas épouse Michel Colbert-Turgis. Les Colbert seront les derniers seigneurs. Le Village, essentiellement agricole, a souffert de sa situation géographique, sur une colline sans eau, mais aussi de sa proximité avec la route d'Italie (invasions, pillages).
Le développement au XIXème siècle Napoléon 1er traversa le Cannet du Luc pour se rendre à l'île d'Elbe. Plus tard Napoléon III s'intéressa à la localité. En 1864, il offrit un crédit pour que le village soit reconstruit dans la plaine à condition que la commune s'appelle le Cannet-Napoléon. Le projet sera abandonné.
Le changement de chef-lieu
La particularité de la commune tient à son dédoublement sur deux sites. Elle regroupe en effet deux villages, le Vieux Cannet, site historique perché sur une butte de 247 mètres d’altitude, et le Cannet des Maures, quartier développé dans la plaine après l’installation de la gare de Chemin de Fer en 1862.
Les gisements de bauxite du Var sont très importants, parmi les carrières les plus importantes figure celle du Cannet des Maures : La Mine du Recoux. Les mineurs travaillent durement, constamment menacés par les infiltrations d'eau et sans aucune protection sociale. Une solidarité se forge au fond du puits entre ces "Gueules Rouges", françaises et italiennes. Elle s'exprime pendant les grandes grèves de 1936 qui aboutissent à une première convention collective : les droits des mineurs de la bauxite sont enfin reconnus et les conquêtes multiples... Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, les ouvriers résistent à leur manière à la pression de l'occupant, malgré l'arrivée massive de prisonniers.La bauxite renoue avec la croisssance dans l'immédiat après-guerre. L'A.F.C., compagnie des produits chimiques et électrométallurgiques Allais, Froges et Camargue (qui deviendra Péchiney) contrôle la production varoise. La mécanisation s'accentue, les rendements augmentent et les effectifs diminuent. Dès 1973, Péchiney prévoit l'arrêt progressif de l'extraction préférant s'approvisionner en Jamaïque, en Afrique et en Australie. La dernière mine ferme en 1991.
En Provence, le bon roi René (1434-1480) développe le mûrier et les vers à soie, en même temps qu'il favorise l'établissement des tisserands. Au XVIIIème siècle, on compte dans le Var 227 fourneaux filant de 200 à 280.000 Kg de cocons frais. A la suite de la Révolution et de la crise économique, la consommation de la soie se ralentit ; les mûriers sont arrachés et les zones replantées en blé. Dans les années 1850, la grande crise séricicole sévit ; les maladies déciment les élevages. C’est à ce moment que le Var se spécialise dans le Grainage, devenant premier producteur de « Graines » et exportant même au-delà des frontières. De bonnes récoltes de cocons sont produites, pourtant le recul de la soie se poursuit jusqu’à la disparition totale de l’activité dans le Var après la seconde guerre mondiale.
Pendant près de 40 ans [fin XIXe siècle début XXe siècle], le Cannet des maures fut choisi comme site privilégié par les Etablissements QUERICI, pour la production de graines de vers à soie de haute qualité, nécessaire au développement des élevages de vers à soie dans le Midi et en Italie. Jusqu’en 1929 les activités de grainage, au même titre que l’exploitation de la bauxite, marquent le village. Après 1930 pourtant - mauvaise gestion familiale ou crash boursier ? -, l’activité s’essouffle et continue péniblement jusqu’à sa disparition définitive. Les mûriers disséminés sur le territoire, ponctuant les campagnes de touches de vert intense, sont les derniers témoignages de cette activité passée. |