jeudi 09 juillet 2020 | 07H06

Interview portrait #03 - Franck Zunino

Interview portrait #03 - Franck Zunino

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Interview de Franck ZUNINO, responsable des équipes des services techniques sur le terrain

Cursus scolaire et professionnel antérieur ?

J’ai passé un bac « F1 », qui correspondait à la construction/mécanique, c’était un bac technique, je faisais des plans, des croquis. Ensuite j’ai fait un an d’armée. Je n’avais pas d’idée précise en tête, je pensais surtout à m’amuser à l’époque. Quand j’avais 14 ans, j’ai travaillé un peu au zoo du Cannet, et j’aidais mes parents dans leur entreprise de déménagement. Ca me permettait de mettre de l’argent de côté et de voyager. Il n’y avait pas de travail particulier qui m’attirait… Ou bien peut-être barman en boîte de nuit, ou dans des endroits où on faisait la fiesta, mais l’occasion ne s’est jamais présentée !

Depuis quand travailles-tu à la mairie ?

Avant d’entrer à la mairie du Cannet, je ponçais des meubles et je faisais de l’étanchéité dans une entreprise. Et puis, j’ai passé mon permis poids lourd en sortant de l’armée, j’avais 20 ans. J’ai commencé à la mairie en contrat aidé, Je conduisais les bennes à ordures, j’ai fait la voirie, le bâtiment, les espaces verts… A l’époque, il fallait être polyvalent. Je suis titulaire depuis septembre 1988.

Quelle est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

J’encadre cinq équipes sur le terrain, entretien, voirie, eau et assainissement, bâtiment et espaces verts. Pour cette dernière équipe, je travaille en collaboration avec Jacques Ecuer. Je fais le lien entre le Directeur des Services Techniques et les agents sur le terrain. Planification des tâches, commande du matériel, surveillance, approvisionnement et vérification des chantiers. Je mets aussi la main à la pâte quand il y a des dépannages ou des besoins urgents. Je suis un peu l’inspecteur gadget de la ville.

As-tu choisi de travailler pendant le confinement ?

Je me suis tout de suite porté volontaire. Quand tu travailles dans la fonction publique, tu es obligé de répondre présent. Et puis, ça me permettait de sortir de la maison, ça faisait du bien. Mon épouse travaille dans une pharmacie, l’un comme l’autre, on n’a pas vraiment eu de confinement.

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

Pendant toute la période de confinement, j’étais d’astreinte en alternance avec Jacques Ecuer, d’une semaine sur l’autre. Le premier mois, on a travaillé avec une douzaine d’agents. Dans un premier temps, je me suis assuré que chaque agent avait son masque, son matériel, son équipement de protection, respectait les consignes de distanciation… On travaillait en horaires décalés, ce que l’on continue de faire. Nettoyer les outils et les véhicules, prendre les douches après son service, mettre son équipement… C’est un protocole assez lourd, mais une fois les habitudes prises, ça allait tout seul. Ensuite, le travail était le même qu’habituellement mais plus concentré, il arrivait par exemple que des gens jettent des frigos sur la piste de la Boudrague, ce genre d’incivilités, il a fallu les gérer. Et on avait également l’astreinte téléphonique, on a reçu beaucoup d’appels des administrés auxquels il fallait apporter des réponses.

Que penses-tu de ton rôle en période de crise ?

Je ne pense pas que je sois irremplaçable. J’ai essayé de rassurer les agents comme j’ai pu, c’est important de faire le lien entre les directives données par Le Maire et les agents sur le terrain. Les commerçants étaient contents quand la balayeuse passait, on ramassait les surplus de déchets aux colonnes de tris pour que le village reste propre, on a fait la mise en place de la salle du Recoux pour les bénévoles qui ont cousu les masques, il y avait une très bonne ambiance… Comme quoi, il n’y a pas de sous-métier !