lundi 26 octobre 2020 | 08H43

Interview portrait #05 - Jacques Ecuer

Interview portrait #05 - Jacques Ecuer

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Jacques Ecuer, responsable du service des Espaces Verts

Cursus scolaire et professionnel ?

J’ai fait le bac à sable ! Plus sérieusement, j’ai passé un CAP mécanique/espaces verts, et un brevet professionnel agricole spécialisé dans les espaces verts, et un autre dans la viticulture et l’œnologie.

Que faisais-tu avant d’arriver en mairie ?

Je suis né à Vidauban. En 79, je travaillais dans les forages pétroliers. En 88, je suis rentré à la mairie de Vidauban en tant que responsable des espaces verts. Puis je suis parti en Bretagne, et ma femme est décédée en septembre 2009. Là, le Directeur Général des Services de la ville du Cannet m’a appelé, ils cherchaient à obtenir la première fleur du label Villes Fleuries et mon parcours les intéressait. J’ai intégré l’équipe en août 2010.

Quelle est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

Je vais boire le café aux 4 vents la plupart du temps (rires). Sinon, je gère l’équipe des espaces verts sur le terrain. Je planifie les tâches, je conseille sur les directions à prendre en termes de plantations d’arbres, de massifs, leur entretien de la manière la plus écolo possible, la lutte contre les parasites, le paillage issu de nos coupes, le choix des plantes résistantes et adaptées à notre climat, la mise en place de la gestion différenciée des espaces… J’ai participé à la préparation des dossiers qui nous ont permis d’obtenir les trois fleurs du label Villes Fleuries, mais c’était un travail d’équipe, car cela englobe aussi la culture, le tourisme, le mobilier urbain, les commerces…

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

On était inquiets parce que la nature a vite repris ses droits. Le travail pour la troisième fleur a pris beaucoup de temps, on avait peur de perdre tous ces acquis. Donc on a rapidement repris le travail, on voulait que le village soit propre et vivable pour les Cannetois, pendant le confinement, et après. Au début, on avait un peu peur bien sûr, mais petit à petit on a mis en place les protocoles spécifiques pour le COVID, et c’est devenu l’habitude. Tous les agents ont participé, ils ne sont pas restés cloisonnés dans leurs services, chacun a donné la main, il y avait de l’entraide et de la solidarité.

Comment as-tu vécu le confinement au quotidien ?

Très bien ! Mon fils est en première année de médecine, il était en vacances à la maison, du coup il est resté bloqué chez nous ! C’était plutôt agréable !

Que penses-tu de ton rôle pendant cette période de crise ?

C’était important de maintenir cet entretien pendant le confinement, sans quoi nous aurions deux fois plus de travail en revenant. Si on enlève le balayage ou le ramassage des ordures, on s’en rend tout de suite compte. C’est bien que les gens voient que chacun a son importance.