lundi 26 octobre 2020 | 08H13

Interview portrait #06 - Jean-Luc Raviola

Interview portrait #06 - Jean-Luc Raviola

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Jean-Luc Raviola, Directeur des services techniques et directeur général adjoint

Cursus scolaire et professionnel ?

J’ai passé un bac électronique. Puis j’ai eu un diplôme bac+2 dans le domaine du génie électrique et de l’informatique industriel. J’ai fait mon service militaire. Et quand un poste s’est ouvert ici, j’ai été embauché en tant qu’informaticien.

Que faisais tu avant ce poste ?

J’étais gendarme pendant mon service militaire, en 1997. J’avais 22 ans. Toujours dans le domaine de l'informatique.

Depuis quand travailles-tu à la mairie ?

Depuis 1997. J’ai donc commencé au service informatique, c’est moi qui ai construit le premier réseau de la mairie ! J’ai aussi développé le premier magazine municipal, il s’appelait « La Gazette » à l’époque. J’avais fait le premier site internet de la commune. Et puis j’ai passé un concours de contrôleur, que j’ai eu en 2002, et j’ai été titularisé en 2003. Dans la foulée, je suis devenu contrôleur de travaux, et je travaillais en même temps dans l’informatique et à la médiathèque. Et en 2005, j’ai été rattaché aux services techniques. En 2014, je suis devenu directeur du service. 

Quelle est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

Elle consiste en la coordination des actions techniques et des opérations de travaux. Pour un chantier comme l’extension de la maternelle par exemple, je décris le projet, je définis le programme, je lance les marchés qui conduisent à la nomination du maître d’œuvres, et je suis l’évolution des travaux jusqu’à la livraison. Je m’occupe aussi des programmes de rénovation annuels comme la voirie, les réseaux d’eau…

Ta fonction pendant la période de confinement ?

Au début, il y a eu un arrêt des grandes opérations. Il a fallu s’adapter, mettre en place une nouvelle réglementation pour protéger les agents. Cette réglementation s’applique encore aujourd’hui. Il a fallu coordonner les équipes avec les effectifs qu’il restait, soit dix-sept agents, mettre en place des procédures pour maintenir un minimum d’activité dans le service tout en assurant une continuité. On avait trois secteurs d’activité maintenus et deux équipes qui tournaient d’une semaine sur l’autre pendant un bon mois et demi : l’entretien des réseaux d’eau et d’assainissement, les espaces verts et la propreté de la ville.

As-tu choisi de travailler pendant le confinement ?

Pour ma part, j’ai un poste qui nécessite d’être toujours en alerte. Pour les agents, il n’y a pas eu de refus parmi ceux qui étaient aptes à travailler (sans enfant ou contrainte de santé). Au départ, il y avait de la crainte pour tout le monde, mais ensemble on y est allé, et on s’est construit dans l’inconnu. Et on s’est renforcés au fur et à mesure.

Comment as-tu vécu le confinement au quotidien ?

Au début, l’ambiance était pesante, on ne savait pas trop comment se comporter, ce qu’on pouvait toucher ou pas… Quand on rentrait à la maison, on se sentait forcément plus en sécurité. Maintenant, à force de venir travailler, on s’est habitué à ces mesures d’hygiène et c’est devenu un automatisme.

Que penses-tu de ton rôle pendant cette période de crise ?

C’est important d’être présent et d’apporter sa pierre à l’édifice. J’ai un rôle d’encadrant, je ne peux pas envoyer mes agents sur le terrain et les laisser seuls face à l’inconnu. J’ai besoin de ressentir avec eux leurs craintes, et qu’ils sachent que je suis présent pour eux. Cette fois, c’est bien que les « exécutants » aient pu être mis en valeur, remerciés, c’est une reconnaissance normale. Ils ont répondu présents alors que beaucoup sont restés chez eux.

Je voulais aussi ajouter que beaucoup d’agents n’ont pas souhaité participer à cette série de portraits, mais ils étaient bien présents, ils resteront dans l’ombre malheureusement mais c’est important de ne pas les oublier, car leur présence a été essentielle pendant cette période de confinement. Je les remercie sincèrement.