jeudi 09 juillet 2020 | 06H25

Interview portrait #09 - Claudine Falize

Interview portrait #09 - Claudine Falize

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Claudine Falize – Conseillère Sociale

Cursus scolaire et professionnel ?

J’ai obtenu un diplôme bac+2, j’ai suivi des études littéraires et linguistiques à la faculté d’Aix en Provence. J’ai fait quelques emplois d’appoints, des remplacements d’enseignants dans des écoles privées, j’ai aussi travaillé à la gare SNCF à Toulon. Je sui arrivée au Cannet en 85, ma fille est née en 86, je m’en suis occupée, et puis j’ai intégré la mairie en 1991, j’avais 30 ans. J’ai commencé comme agent d’entretien aux écoles et à la cantine, ensuite j’ai été à la médiathèque, à l’état civil, et en 2006 j’ai rejoint le Centre Communal d’Action Sociale.

Quelle est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

Je traite les dossiers administratifs des personnes en difficulté. Les demandes de RSA, de complémentaire santé, les travailleurs handicapés, la CAF, les demandes de logements, les aides sociales et les dossiers familiaux… J’accompagne ces personnes dans la constitution de leur dossier, je leur apporte des réponses quant aux aides auxquelles elles peuvent prétendre selon leur situation. Il y a de l’administratif, mais aussi et surtout beaucoup d’écoute, de psychologie. Ces personnes sont souvent en détresse et rien que le fait d’avoir pour elles une oreille attentive les aide. Ces personnes nous sollicitent de manière spontanée, ou bien elles peuvent être envoyées par d’autres organismes, le Département par exemple. Il y a des Cannetois, mais aussi des gens de Gonfaron, Pignans, Flassans, Le Thoronet… Cela représente environ mille personnes par an, de tous âges. Ce qui me plait, c’est justement ce contact, l’aide que je peux apporter, le soutien et le relationnel.

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

Pendant cette période, je n’ai plus du tout eu de contact avec le public. Je n’avais qu’une permanence téléphonique. Mais nous avons activé les réseaux du CCAS, les bénévoles, avec pour objectif d’être aussi proche que possible des personnes isolées et fragiles. Quand c’était nécessaire, nous faisions des visites à domicile, en respectant les gestes barrières bien sûr. Au total, 14 bénévoles nous ont accompagnés pendant cette crise. 180 personnes sont inscrites au registre des personnes fragiles et isolées. Nous les avons contactées régulièrement, et quand cela était nécessaire, les bénévoles étaient en charge de leur faire des courses, ou d’autres trajets à leur place.

As-tu choisi de continuer à travailler pendant cette période ?

Je l’ai choisi, et je n’aurais pas pu faire autrement. Nous sommes en charge d’aider les personnes fragiles et isolées, qui l’ont été d’autant plus avec le confinement. Il était impensable de les abandonner. Elles savent qu’il y a toujours quelqu’un ici, un soutien, une écoute, c’est important.