mardi 29 septembre 2020 | 13H11

Le multi-accueil Les Cannetons fait l’objet d’une fermeture pour cause de cas COVID chez 1 enfant. L’arrêté préfectoral de fermeture a pris effet à compter de ce jeudi 17 septembre à 12h30. La réouverture est prévue lundi 28 septembre sous réserve de résultat négatif du dernier test enfant. Dans le cas contraire, la réouverture de la structure se fera le mercredi 30 septembre. L’ensemble du personnel va faire l’objet de test. Les familles ont toutes été informées.

ACCUEILS PERI ET EXTRA SCOLAIRES

L’organisation de l’accueil des enfants durant le temps scolaire, périscolaire et extrascolaire à partir de la rentrée de septembre 2020 au Cannet des Maures est prévu dans le respect du protocole sanitaire établi par le Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports. Les mesures mises en place nécessitent la coopération active de tous, parents, enseignants, agents municipaux.

Les parents jouent en effet un rôle essentiel en ne mettant pas l’enfant à l’école et en informant la directrice d’école et / ou les services municipaux en cas de :

  • fièvre (38°C ou plus) ;
  • d’apparition de symptômes évoquant la Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille ;
  • de test positif au SARS-Cov2 de l’enfant ou d’un membre du foyer ;
  • d’identification comme contact à risque

Le masque est obligatoire pour tous les adultes dans les établissements scolaires et bâtiments municipaux, y compris dans les cours d’écoles. Aux abords de l’école aux heures d’entrée et de sortie, le masque est très fortement recommandé, en particulier aux parents. Les adultes accompagnateurs doivent impérativement éviter de rester devant l’école une fois l’enfant déposé afin de limiter les regroupements.

Conditions de fonctionnement des écoles, services municipaux péri et extra scolaires

A partir de septembre 2020, tous les élèves sont accueillis sur l’ensemble du temps scolaire. De ce fait tous les services municipaux péri et extrascolaire (accueil périscolaire matin et soir, restauration scolaire, étude surveillée, Accueil de Loisirs Les P’tits Loups et Grands Loups, Maison des Jeunes) fonctionnent conformément au protocole sanitaire ministériel.

Les principales mesures sanitaires mises en place au Cannet des Maures visent :

Le maintien de la plus grande distanciation physique possible

La limitation du brassage des enfants par leur répartition en groupes homogènes n’entrant pas directement en contact aussi bien sur les temps scolaire, péri et extrascolaire ; cela de manière à limiter les contagions et les éventuelles mesures d’éviction. Ainsi, chaque groupe dispose d’un espace distinct et sera pris en charge par le même personnel municipal tout au long de la journée et de la semaine. Lorsque des groupes d’enfants se succèdent au sein d’un même espace intérieur clos, par exemple dans le réfectoire, les locaux sont nettoyés et les surfaces désinfectées.

Les enfants scolarisés à l’école élémentaire sont répartis en 3 groupes :

  • Groupe 1 : enfants scolarisés en classes de CP et en classe mixte CP-CE1
  • Groupe 2 : enfants scolarisés en classes de CE1 et CE2
  • Groupe 3 : enfants scolarisés en classe de CM1 et CM2

La ville a également proposé la création de groupes pour la limitation du brassage des enfants scolarisés pour l’école maternelle en les répartissant en 2 groupes. La Direction de l’école maternelle et son équipe enseignante n’ont cependant pas souhaité suivre cette recommandation, étant précisé que le protocole ministériel n’impose plus mais recommande dans la mesure du possible la limitation du brassage des élèves.

L’application systématique des gestes barrière :

  • lavage des mains le plus fréquemment possible et a minima au moment de l’arrivée de l’enfant, avant chaque repas, après être allé aux toilettes, lors du départ ;
  • port du masque obligatoire pour les adultes dès l’entrée dans l’école, y compris dans les cours. Le masque est fortement recommandé aux parents et adultes accompagnateurs aux abords de l’école en particulier en cas d’éventuels regroupements. Il est donc impératif d’éviter de rester devant l’école une fois l’enfant déposé. Le port du masque n’est pas recommandé pour les enfants scolarisés à l’école élémentaire et est à proscrire pour les enfants scolarisés en maternelle. Seuls les enfants présentant des symptômes sont équipés en masque après leur isolement dans un espace dédié dans l’attente de leur départ.
  • Le nettoyage des locaux avant l’arrivée des enfants et la désinfection des surfaces les plus exposées (sanitaires, bureaux, tables, poignées de porte, interrupteurs, etc.) au minimum une fois par jour et chaque fois que nécessaire en particulier s’agissant des sanitaires.
  • La désinfection des tables du réfectoire s’effectue après chaque service.
  • Les locaux accueillant du public sont systématiquement aérés durant 15mn au minimum toutes les 3 heures.
  • Les dispositifs de climatisation / chauffage font l’objet d’un entretien et d’une désinfection régulière.

Procédure en cas d’apparition de symptômes chez un enfant pendant le temps scolaire, péri ou extrascolaire :

  • Isolement immédiat de l’enfant dans une pièce dédiée sous la surveillance d’un adulte
  • les parents sont prévenus par téléphone et doivent venir chercher leur enfant sans délai,
  • au moment du départ, il est rappelé au parent d’éviter les contacts et d’appeler son médecin traitant
  • après le départ, nettoyage et désinfection de la pièce dédiée où a été isolé l’enfant

Le retour de l’enfant est conditionné par l’avis favorable du médecin traitant ou du médecin de la plateforme Covid19 ou du médecin de l’Education Nationale. En cas de test positif de l’enfant, les parents doivent informer la directrice de l’école et les services municipaux qui en réfèreront aux autorités sanitaires et services académiques. Les autorités sanitaires décident des mesures à prendre. Les locaux et objets potentiellement touchés sont nettoyés et désinfectés. Les parents, enseignants, agents municipaux ayant pu entrer en contact avec l’enfant ou l’adulte sont informés de la situation.

Signaler d’éventuels symptômes ou déclarer la survenue d’un cas confirmé au sein du foyer :

  • Enfant scolarisés à l’école élémentaire : 04 94 50 98 37 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Enfant scolarisés à l’école maternelle : 04 94 50 10 03 / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Enfant utilisateur d’un service municipal péri et extrascolaire (restauration scolaire, études surveillées, accueils périscolaires, accueils de loisir) : 04 94 500 600 / 04 94 50 98 32 / 04 94 50 06 06 , Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Rappel des services péri et extrascolaires proposés par la Ville du Cannet des Maures

  • Accueil périscolaire maternelle et élémentaire : les jours d’école de 7h20 à 8h30 et de 16h20 à 18H30
  • Etude surveillée : les jours d’école de 16h20 à 17h30
  • Extrascolaire, accueil de loisirs maternelle « Les P’tits Loups », élémentaire « Les Grands Loups », ado « Maison des Jeunes" : les mercredis à partir de 7h30 jusqu’à 18h30

L'accueil périscolaire pour les 6-11 ans se fait à l'école élémentaire Denis Tissot (portail cantine) matin et soir. L'étude se fait de 16h30-17h30 également à l'école élémentaire.

Inscriptions : espace Famille GRC (Gestion Relation Citoyen), accessible via la page principale de notre site internet www.lecannetdesmaures.com

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Patrick Coulomb, bénévole aux côtés du Centre Communal d'Action Sociale

Comment êtes-vous devenu bénévole ?

J’ai vu l’annonce publiée sur la page facebook de la ville. J’y ai répondu rapidement, vers fin mars. Je me suis rendu disponible pour prendre les contacts, faire les courses… J’ai pris en charge deux dames, l’une avait 84 ans, elle était veuve depuis peu, ses enfants sont loin. Le confinement est venu ajouter de la détresse à sa solitude. Elle a donc très bien accueilli mon appel. En dehors des coups de fil et des courses, je suis passé les voir toutes les deux au premier mai pour leur offrir un brin de muguet. Et j’espère pouvoir continuer d’entretenir ces liens en dehors de ma mission de bénévolat.

Pourquoi vous êtes-vous engagé bénévolement ?

C’était une première expérience pour moi. Avant cela, j’étais en activité, j’étais chef d’entreprise, j’avais peu de temps. Je suis à la retraite depuis le début d’année, ça a coïncidé avec le début du confinement, et ça m’allait très bien, ce n’était pas contraignant. Dès l’instant où l’on peut donner ne serait-ce que du temps et de l’écoute, ça n’engage pas beaucoup.
On aime tous recevoir d’une manière ou d’une autre, mais on ne peut pas que recevoir, il faut donner un peu aussi dans la mesure du possible. C’est une question d’altruisme, d’éthique civique, d’éducation. Ca me semble normal, surtout quand ça s’adresse à nos aînés, car nous serons un jour à leur place. C’est une belle solidarité intergénérationnelle. Ca réactive des valeurs morales qui étaient un peu en sommeil je pense, du fait de la turbulence de la vie de tous les jours. Des valeurs essentielles.

Dans la vie de tous les jours, que faites-vous ?

Je suis retraité, je suis un ancien dirigeant d’entreprise, et parent de trois enfants, deux filles et un garçon. Je suis Cannetois depuis 1983.

Un souvenir marquant ou une rencontre dans vos missions de bénévole ?

Quand j’ai appelé l’une des deux personnes le 10 mai, la veille du déconfinement, elle croyait que je faisais partie de l’équipe municipale. Elle m’a dit : « votre mission s’arrête demain ? ». Je lui ai répondu que non, que je continuerais de l’appeler si ça lui convenait. Elle a été ravie ! Elle avait vraiment l’appréhension que tout s’arrête le lendemain. J’ai vu à quel point notre rencontre avait pu lui apporter.
Ce qui m’a interpelé surtout, c’est qu’il y a eu beaucoup de mobilisation et de solidarité qui se sont installées de façon spontanée dans différents domaines. On a fait plus attention aux autres. J’espère que ça perdurera après tout ça.

En l'état actuel de la réglementation, les rassemblements, réunions ou activités sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public de plus de 10 personnes en simultané sont interdits.

Ce principe est exposé à l'article 3 du décret du 31 mai 2020, modifié, prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Exceptionnellement, à titre dérogatoire, ils peuvent être autorisés par le Préfet de département sous réserve que les organisateurs soumettent un protocole d'organisation démontrant leur capacité à faire respecter les mesures d'hygiène et de distanciation physique prévues aux dispositions de l’article 1er du décret précité.

En tout état de cause et quelles que soient  les circonstances, aucun événement réunissant plus de 5000 personnes ne peut se dérouler jusqu'au 31 août 2020.

La situation sanitaire actuelle est encore incertaine, les rassemblements peuvent conduire au non respect des gestes barrières préjudiciables à la lutte contre l'épidémie COVID 19.  Les principes de prudence et de responsabilité doivent prévaloir.

Dans l'hypothèse où vous projetteriez d'organiser un événement  rassemblant plus de 10 personnes, vous devez le déclarer en précisant les conditions d'organisation. Cette obligation de déclaration s'applique également aux organisateurs privés.

Pour ce faire, vous trouverez en pièce jointe (téléchargement ci-dessous) l'imprimé de déclaration détaillant le dossier à constituer et à nous retourner au moins 3 jours francs et au plus 15 jours francs avant la date prévue, à l'adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Pour rappel, conformément à la posture VIGIPIRATE actuellement en vigueur et au regard de la menace terroriste toujours prégnante, les mesures de vigilance, de prévention et de protection doivent être mises en œuvre afin de garantir la sécurisation des manifestations et d'assurer la sécurité du public.

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Alexandra Bellini, bénévole aux côtés du Centre Communal d'Action Sociale

Comment êtes-vous devenue bénévole au CCAS ?

J’ai vu passer l’annonce de recherches de bénévoles sur la page facebook du Cannet des Maures. J’ai appelé le CCAS, et ils m’ont expliqué que les missions consistaient à appeler les personnes dans le besoin régulièrement, prendre des nouvelles, faire des courses. J’ai accepté. On m’a proposé de m’occuper de deux femmes d’un certain âge. L’une était autonome, il suffisait de prendre de ses nouvelles, l’autre n’était pas sereine à l’idée de sortir, donc je lui ai fait aussi quelques courses. C’était une belle expérience que je renouvellerai je pense ! J’ai beaucoup appris. 

Pourquoi vous êtes-vous engagée ?

Ca m’a touché de voir toutes ces personnes âgées qui avaient peur et restaient cloîtrées chez elles. Mes parents vont bien, mais s’ils étaient plus âgés et que j’avais été loin, j’aurais été contente de savoir que quelqu’un prenait soin d’eux. Je voulais être là pour eux, pour les aider et les rassurer.

Dans la vie de tous les jours, que faites-vous ?

J’ai 40 ans, je ne travaille pas, mon conjoint travaille en hôpital. Je suis maman de trois enfants de 12, 15 et 19 ans.  Le fait qu’ils soient grands m’a permis d’être d’avantage disponible.

Etes-vous Cannetoise de longue date ?

Je suis Cannetoise depuis 10 ans, je connais bien la ville et ses structures.

Un souvenir marquant ou une rencontre durant vos missions de bénévole ?

Quand j’ai proposé à l’une des dames de lui faire ses courses, elle s’est inquiétée pour moi en me disant que si j’y allais, je risquais d’attraper le virus. Je lui ai répondu que j’étais là pour ça, j’ai trouvé ça très touchant. J’ai passé de bons moments avec elles deux, et je pense que je garderai contact avec elles.

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Julien GASTAUD – Agent service technique « Espaces verts »

Cursus scolaire et professionnel ?

J’ai suivi un cursus au Lycée Horticole d'Antibes, où j’ai passé un bac professionnel «Aménagement et Travaux Paysagers ».

Que faisais-tu avant d'arriver en mairie ?

Après mon bac, j'ai travaillé comme saisonnier au magasin Castorama d'Antibes dans le secteur vente de produits d'arrosage. Puis J’ai travaillé pendant 14 ans à la mairie d’Antibes au Service des Espaces Verts, en tant qu'élagueur et conducteur d'engins.

Depuis quand travailles-tu à la mairie ?

Je suis arrivé au Cannet en juin 2018 pour me rapprocher de mon domicile.

Quel est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

Je travaille à l’entretien courant des espaces verts et de l’espace urbain, le ratissage des parcs et jardins, désherbage, tonte, arrosage… Je mets en place des pièges contre les parasites naturels, les nichoirs…

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

Au début, c’était surtout le maintien de la propreté car on ne savait pas combien de temps ça allait durer. On a aussi arrosé pour ne pas perdre l’investissement dans les arbres plantés l’an dernier. Ce qui change surtout, c’est le manque de promiscuité avec les collègues. Maintenant, on travaille en horaires décalés pour ne pas se croiser, le port des masques, des gants, on est plus vigilants sur le respect des gestes barrières.

As-tu choisi de continuer à travailler ?

Ma femme était en chômage partiel. Quand on m’a appelé, j’y suis retourné tout de suite. Pour la continuité du service public, ça me paraissait normal.

Comment as-tu vécu le confinement au quotidien ?

J’ai deux enfants de 7 et 11 ans. La journée type, c’était 2 heures d’école le matin et 2 heures l'après-midi. Je vérifiais le travail des enfants en rentrant du travail. En fin de journée, on gardait du temps pour les activités extérieures. 

Que penses-tu de ton rôle en cette période de crise ?

Je pense que c’était important de maintenir la propreté dans la ville, pour ne pas la laisser à l’abandon. Déjà au bout de trois semaines, les herbes avaient bien repoussé. Effectivement, le fait que ces métiers « de l’ombre » soient enfin valorisés, c’est une bonne chose. C’est une forme de gratification. On croyait la solidarité perdue mais finalement elle est toujours là. Ça permet de garder le positif même en période de crise. C’est ce que j’ai envie de retenir.

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Denis Ritzenthaler - Agent de propreté urbaine

Cursus scolaire et professionnel ?

Je suis né à Toul en Meurthe et Moselle, mais je suis arrivé au Cannet quand j’avais 4 ans. J’ai passé un CAP mécanique/automobile. A la suite de ça, j’ai fait beaucoup de saisonnier pour Escota, la propreté des aires de repos, ce genre de choses. Ensuite j’ai commencé à la mairie en contrat aidé en 2003. Je m’occupais de l’entretien du village, des espaces verts, j’étais polyvalent. Et en 2008 j’ai signé mon CDI, j’avais 28 ans. Aujourd’hui, je conduis la balayeuse ! Je nettoie le centre-ville, l’aire du Recoux, les quartiers…

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

J’ai effectué le même travail mais l’organisation a beaucoup changé. Je travaillais moins de jours, mais samedi inclus, Saïd m’accompagnait sur tous les nettoyages pour passer le karsher, et il a fallu mettre en place des protocoles, protéger les volants, les boutons, les sièges, porter le masque et les gants…

As-tu choisi de travailler pendant cette période ?

Dès qu’on m’a appelé, je suis venu. J’étais un peu anxieux au début de ne pas savoir comment les choses allaient se passer, je vis avec mes parents qui sont des personnes à risque. Mais ensuite, les habitudes se prennent rapidement, donc on apprend à vivre avec. Je suis heureux d’avoir pu contribuer au maintien de la propreté de mon village.

Que penses-tu de ton rôle en période de crise ?

Je pense que s’il n’y avait pas eu le service de propreté, le centre-ville n’aurait sûrement pas été dans le même état que celui dans lequel il était à l’issue du confinement. Malgré le confinement, on a pu constater des incivilités, les gens qui jetaient de tout au sol, des masques, des gants, sans compter les arbres et les platanes qui perdent leurs feuilles et leurs graines. Que la population se rende compte de ça, ça fait plaisir. On ne voit pas forcément tout le travail qu’il y a derrière. Quand les gens se lèvent et sortent, ils trouvent les rues belles et propres, alors que la veille au soir, c’était différent. C’est gratifiant de se sentir utile.
 

 

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Claudine Falize – Conseillère Sociale

Cursus scolaire et professionnel ?

J’ai obtenu un diplôme bac+2, j’ai suivi des études littéraires et linguistiques à la faculté d’Aix en Provence. J’ai fait quelques emplois d’appoints, des remplacements d’enseignants dans des écoles privées, j’ai aussi travaillé à la gare SNCF à Toulon. Je sui arrivée au Cannet en 85, ma fille est née en 86, je m’en suis occupée, et puis j’ai intégré la mairie en 1991, j’avais 30 ans. J’ai commencé comme agent d’entretien aux écoles et à la cantine, ensuite j’ai été à la médiathèque, à l’état civil, et en 2006 j’ai rejoint le Centre Communal d’Action Sociale.

Quelle est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

Je traite les dossiers administratifs des personnes en difficulté. Les demandes de RSA, de complémentaire santé, les travailleurs handicapés, la CAF, les demandes de logements, les aides sociales et les dossiers familiaux… J’accompagne ces personnes dans la constitution de leur dossier, je leur apporte des réponses quant aux aides auxquelles elles peuvent prétendre selon leur situation. Il y a de l’administratif, mais aussi et surtout beaucoup d’écoute, de psychologie. Ces personnes sont souvent en détresse et rien que le fait d’avoir pour elles une oreille attentive les aide. Ces personnes nous sollicitent de manière spontanée, ou bien elles peuvent être envoyées par d’autres organismes, le Département par exemple. Il y a des Cannetois, mais aussi des gens de Gonfaron, Pignans, Flassans, Le Thoronet… Cela représente environ mille personnes par an, de tous âges. Ce qui me plait, c’est justement ce contact, l’aide que je peux apporter, le soutien et le relationnel.

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

Pendant cette période, je n’ai plus du tout eu de contact avec le public. Je n’avais qu’une permanence téléphonique. Mais nous avons activé les réseaux du CCAS, les bénévoles, avec pour objectif d’être aussi proche que possible des personnes isolées et fragiles. Quand c’était nécessaire, nous faisions des visites à domicile, en respectant les gestes barrières bien sûr. Au total, 14 bénévoles nous ont accompagnés pendant cette crise. 180 personnes sont inscrites au registre des personnes fragiles et isolées. Nous les avons contactées régulièrement, et quand cela était nécessaire, les bénévoles étaient en charge de leur faire des courses, ou d’autres trajets à leur place.

As-tu choisi de continuer à travailler pendant cette période ?

Je l’ai choisi, et je n’aurais pas pu faire autrement. Nous sommes en charge d’aider les personnes fragiles et isolées, qui l’ont été d’autant plus avec le confinement. Il était impensable de les abandonner. Elles savent qu’il y a toujours quelqu’un ici, un soutien, une écoute, c’est important.

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Elhame Bentalha, secrétaire du Pôle Public de l'Eau

Cursus scolaire et professionnel ?

J’ai passé un bac professionnel spécialisé dans le « service accueil » que j’ai obtenu en 2002.

Depuis quand travailles-tu à la mairie ?

Je suis arrivée en 2003, j’avais 20 ans, c’était mon premier emploi. J’ai été titularisée en 2005. J’ai commencé en tant qu’agent du patrimoine, j’étais à l’accueil de la médiathèque, je m’occupais des inscriptions, de l’administratif et de la comptabilité.

Quelle est en temps normal ta fonction au sein de la mairie ?

Actuellement, je gère les demandes d’ouverture et de fermeture d’abonnements, de compteurs. Je m’occupe des appels, je fais le lien entre les administrés et les équipes terrain du service technique lorsqu’il y a par exemple des soucis de fuite. Je m’occupe de la facturation des 2000 compteurs de la ville, je vérifie qu’il n’y ait pas de soucis de surconsommation, ce qui pourrait laisser suspecter une fuite, je fais au besoin les rectifications, les relances, les déclarations à l’agence de l’eau… Bref tout ce qui touche à l’administration et la comptabilité.

Ta fonction pendant la période de confinement ? 

Le confinement n’a rien changé à mes fonctions. C’est surtout au niveau de l’organisation du service que j’ai été impactée. J’ai géré ce que j’ai pu chez moi, quand c’était nécessaire, je me déplaçais. L’astreinte téléphonique a également été prise en charge par les services techniques.

Comment as-tu vécu le confinement ?

On m’a laissé le choix du télétravail. Tout s’est fait assez brusquement. J’ai trois enfants d’âges différents, un en petite section de maternelle, un en sixième et une grande fille en seconde, il a fallu les suivre au niveau scolaire. Les journées étaient bien chargées ! Il fallait appliquer les plannings de cours à la lettre, rendre les travaux aux professeurs. J’ai fait comme tous les parents je crois, j’ai jonglé entre plusieurs travaux, maman, maîtresse, secrétaire… Au départ, j’appréhendais, mais ensuite j’ai vu que l’organisation se mettait en place et puis c’est devenu une routine.

Que penses-tu de ton rôle en période de crise ?

Maintenir le poste, je pense que c’était important. Pour le suivi, que les administrés ne se sentent pas abandonnés. C’est une bonne chose que pendant cette période, on ait pu se rendre compte que tous les maillons de la chaîne ont leur utilité.

 

La ville du Cannet des Maures présente quelques-uns des agents municipaux et bénévoles qui ont oeuvré tout au long de la période de confinement pour améliorer notre qualité de vie.

Ici, Michel Burchia, agent des services techniques de la ville.